Jérusalem

a_jerusalem-groupeSur les pas de Jésus

Située dans les Monts de Judée, Jérusalem est un lieu saint pour les trois religions monothéistes : judaïsme, christianisme et islam.
Le dôme du Rocher ou mosquée d’Omar est pour les musulmans le lieu du sacrifice d’Abraham.
Le Mur des lamentations est considéré par les Juifs comme le lieu le plus sacré, vestige du Temple d’Hérode.
Pour les chrétiens, bien des lieux témoignent de la vie du Christ, de sa mort et de sa résurrection : le Cénacle, le jardin des Oliviers, la basilique du Saint-Sépulcre… Jérusalem évoque aussi la cité céleste, la « Jérusalem nouvelle » dont parle l’Apocalypse.
Aujourd’hui encore, la ville est divisée, déchirée et soumise à de fortes tensions entre différentes communautés. N’est-ce pas paradoxal que le Christ ait apporté le salut au monde en ce lieu ?

Une fraternité à construire
Recit

“C’était un dimanche à Jérusalem, au mois de mars 2000. Sur l’esplanade qui mène au Mur des Lamentations, un homme tout en blanc s’avance. D’un pas lent, fatigué, il se dirige seul vers ce lieu vénéré par tant de Juifs. Il a l’air de porter un fardeau sur ses épaules. L’instant parait solennel, presque irréel. Quelque chose de nouveau advient : la venue d’un pape, le pape Jean Paul II, dans le lieu le plus sacré pour le judaïsme.
Arrivé devant le mur, il s’immobilise quelques instants, il prie. Et furtivement, il glisse une feuille dans une fente du mur, à la manière de nombreux Juifs pieux. Le pape vient demander humblement le pardon de Dieu pour les souffrances infligées aux Juifs par les chrétiens au cours de l’histoire. Sur cette feuille est inscrit : « Dieu de nos pères, Vous avez choisi Abraham et ses descendants pour amener Votre nom aux nations : nous sommes profondément attristés par le comportement de ceux qui, au cours de l’Histoire, ont fait souffrir Vos enfants, et demandons Votre pardon. »
Pour enraciner ce message par un geste fort il passe sa main sur le mur. L’émotion est tangible et hors du commun. Pour la première fois un pape, en simple pèlerin, vient en ce lieu, le cœur du judaïsme, poser un geste prophétique.
Dans cette ville de Jérusalem dont le nom signifie Ville de la paix, qui depuis bientôt 3000 ans a toujours connu des tensions, Jean Paul II rappelle au monde qu’elle est aussi le signe d’une fraternité toujours à construire.
Le message a été ensuite emporté à Yad Vashem, le Mémorial de l’Holocauste, où il est exposé.”

 

Echos dans ma vie
Qu’évoque pour moi Jérusalem : certains récits de la vie de Jésus, la violence, le mur qui sépare la ville…?
Paul VI en 1964, puis Jean-Paul II en 2000 sont les deux premiers papes à s’être rendus à Jérusalem. Paul VI y rencontra le patriarche orthodoxe Athénagoras. Jean-Paul II alla prier au Mur des lamentations.
Est-ce que je porte dans ma prière ceux qui travaillent à l’unité des chrétiens, au dialogue interreligieux ?

L’équipe d’auteurs “Seigneur apprends-nous à prier”

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